Vous l’auriez certainement remarqué au moins une fois durant le mois d’octobre, ce ruban rose, accroché sur la chemise de ce voisin ou sur vos réseaux sociaux préférés ou peut-être même vu la tour Eiffel en rose. Le monde entier s’est mobilisé pour la cause du ruban rose, symbole de la lutte et de la sensibilisation contre le cancer du sein. Je vais vous faire découvrir ce qui s’est fait au Tchad, chez moi et par moi.
La faucheuse au ruban rose
Le cancer est une maladie aussi craint que la mort, les deux vont en général de pair. Je crois que tout le monde aura peur pour sa vie si son médecin lui annonçait un cancer. Si vous êtes une femme, ce sera probablement le cancer du sein que ce dernier vous annoncera. C’est le plus fréquent chez la femme dont une sur huit sera touchée au cours de sa vie.
C’est aussi le plus meurtrier car une femme sur trente quatre en mourra. Si un membre de votre famille, votre maman ou tante a déjà eu le cancer du sein, on dit que vous êtes prédisposé génétiquement; Vous présentez un risque élevé de le développer vous aussi. En plus de ça si vous êtes tabagique, alcoolique ou obèse, en gros vous avez une mauvaise hygiène de vie, sachez que vous avez l’épée de Damoclès sur votre tête. Vous ferez probablement partie des 8 millions femmes tués chaque année dans le monde par le cancer du sein ou de celles qui auront un sein en moins si vous n’êtes pas diagnostiqué à temps.

Une fatalité dont vous ne pourrez-vous échapper qu’en adoptant une bonne hygiène de vie, une activité physique ou sportive régulière, en évitant les traitements hormonaux, les pilules contraceptives, en ayant votre premier bébé avant la trentaine par exemple. De nombreux études ont montré l’importance de l’allaitement du bébé dans la réduction du risque de cancer du sein.

L’importance d’octobre rose
Le cancer du sein présente plusieurs stades de développement. Durant les premiers stades, il est asymptomatique, c’est-à-dire que vous ne verrez aucun signe apparent que vous êtes atteint de ce cancer. Sauf si vous faites la mammographie, l’examen de référence pour détecter le cancer du sein. C’est seulement aux derniers stades ou stade terminal que vous verrez les symptômes apparaitre, une augmentation de volume, un écoulement anormal, la peau d’orange, une blessure qui ne guérit pas, etc.

Ce qui est bien avec le cancer du sein comme tout autre, c’est le fait que si vous êtes diagnostiqué à temps, vous avez plus 80% de chances de rémission. D’où l’importance d’aller se faire dépister régulièrement quand vous atteignez 25 ans par exemple ou en pratiquant l’autopalpation régulière des seins une semaine après les menstruations.

C’est donc pourquoi chaque année, dans le monde entier pendant le mois d’octobre, les gouvernements, les ONG, les laboratoires, les associations bénévoles et différents autres organismes, se mobilisent pour sensibiliser sur le cancer le cancer et l’importance d’un dépistage précoce. Selon la région où vous vivez vous aurez par exemple pendant tout le mois d’octobre droit à un dépistage gratuit dans un établissement habilité.

Moi dans tout ça
Bien évidement moi en tant qu’étudiant en médecine, je ne suis pas resté sur la touche, j’ai mis la main à la pâte. Motivé avant tout par la Ligue Tchadienne de lutte Contre le Cancer. Dont le président, Dr Manikasse Palouma, un gynécologue obstétricien a sillonné tout N’Djamena pour sensibiliser la population sur le cancer de sein avec son équipe dont le Dr Bouri Nadège, seule oncologue tchadienne fait partie et également le Dr Frédéric Nemian, anatomopathologiste. J’ai eu l’occasion de rencontrer ces trois mousquetaires lors d’une séance de causerie-débat sur le cancer du sein à la Maison Nationale de la Femme à N’Djamena.






En collaboration avec plusieurs organisations bénévoles de la ville de N’Djamena, j’ai pu moi-même sensibiliser et toucher plusieurs personnes sur le sujet du cancer du sein grâce à des exposés.
Avec la communauté U-report Gassi sous l’égide de Unicef Tchad, regroupant des jeunes gens désireux d’impacter positivement leur communauté dont moi-même j’en fait partie ; j’ai été paneliste au Lycée de Gassi lors d’une séance de causerie-débat sur le thème d’octobre rose.




Je me suis également rendu au lycée Sacré-Coeur de N’Djamena pour la même mission.




Invité par l’association Notre Fenêtre Ton Histoire qui œuvre dans la lutte contre les harcèlements en milieu scolaire; J’ai aussi animé un exposé débat toujours dans même le thème au Lycée Saint Etienne.




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